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pour votre compréhension
un film écrit et réalisé par Olivier Mille
BETA NUM
/ 95' / 2009
une
coproduction Artline
Films / Ina
avec la participation de France
3, Planète, TV5 Monde
avec le
soutien du
Programme MEDIA de l'Union européenne et du CNC
1ère diffusion française
France
3 : le 23 février 2009 à 23h
LE
MONSIEUR DE LA PUB Marcel
Bleustein-Blanchet
L'histoire
à peine croyable du fondateur de Publicis, insatiable créateur de
rêves, de slogans et d'entreprises.
Il était
une fois un monde idéal, un monde de rêve, de luxe et de volupté.
A l’origine de ce monde, il y a un magicien, un sorcier, un démiurge
qui a commencé, il y a fort longtemps, à croire que l’imagination
devait prendre le pouvoir et qu’une petite profession mal aimée et mal
connue pouvait changer le monde.
Il s’est mis au travail, envers et contre tous, bouleversant les
habitudes et les idées reçues, allant chercher sur d’autres continents
l’inspiration et les idées nouvelles, pour très vite s’envoler
au-dessus te tous les autres.
Et il a fondé sa petite entreprise dans un faubourg de Paris.
Elle est devenue une cathédrale dont les piliers reposent aux
quatre coins de la planète. Mais tout ça, il l’a fait en s’amusant.
Déguisé en séducteur, il est en fait un travailleur acharné qui a un
don inné pour comprendre les désirs et les transformer en or.
Inventeur d’un métier, du slogan chanté, de l'humour, de l'esthétique
et de la sensualité publicitaires made in France, Marcel
Bleustein-Blanchet est le metteur en scène de la France en Kodachrome
qui danse au rythme des slogans pour des lessives qui lavent toujours
plus blanc, des bas sans coutures, des Shell qu’on aime ou des minets
du Drugstore. Ce Monsieur a inventé la publicité et la publicité est
devenue notre miroir, un fabuleux atelier où des artistes d’un nouveau
genre inventent chaque jour de nouveaux univers.
Avec l’histoire de Marcel, c’est tout le siècle qui défile devant nous.
Le film tisse sa vie et son œuvre, et ce sont des morceaux de
publicités extraits de notre mémoire collective qui se mettent au
service de celui qui s’était dévolu au leur. Avec rigueur et drôlerie,
le ruban narratif se coud sous nos yeux (parfois submergés par
l’émotion), entremêlant des images d’actualités qui nous précipitent
instantanément dans l’époque, avec des fragments de films qu’on se
rappelle soudain être des publicités, des musiques qui sont nos propres
madeleines, et les films de famille aussi nombreux que variés.
« Je ne cesse de m’émerveiller, comme si j’étais le spectateur de ma
propre vie, de tout ce qui m’est arrivé d’extraordinaire. C’est cette
faculté d’émerveillement que je voudrais communiquer. La jeunesse m’a
toujours fasciné. J’ai savouré la mienne comme une liqueur violente.
J’ai encouragé celle des autres tout au long de ma carrière.
Aujourd’hui encore, il me semble que je suis lié aux jeunes par une
étrange complicité, que je les comprends et qu’ils me comprennent, par
dessus l’abîme des années. C’est à eux que je dédie ma vie. »
.