Joan Mitchell, une femme dans l’abstraction

Joan Mitchell fut l'une des plus grandes peintres américaines de l'après-guerre et l'une des rares femmes à s'imposer dans le monde de l'art abstrait, alors dominé par les hommes. Son œuvre a été reconnue et admirée très tôt, tant à New York dans les années 1950 qu'à Paris, où elle vécut une histoire d'amour passionnée avec le peintre québécois Jean-Paul Riopelle et où elle mourut en 1992. Joan Mitchell a développé une œuvre unique, entre l'abstraction américaine d'après-guerre et l'impressionnisme de Claude Monet, s'imposant aujourd'hui comme une artiste majeure du XX siècle, une figure féminine puissante aux côtés de Pollock, Motherwell, Kline, de Kooning ou Rauschenberg.

genreArt RéalisationStéphane GhezProductionen coproduction avec La Fondation Louis Vuitton et AvrotrosSoutienCNC MontageLionel DelebarreMusique originaleSylvain RiffletFestival(s)FIFA - Festival International du Film sur l'ArtDiffuseurARTEAnnée2021

Joan Mitchell affirmait vouloir peindre le souvenir des sentiments que lui avaient inspirés un paysage ou une rencontre et en elle émotions, souvenirs et couleurs s’entremêlaient. Ses tableaux abstraits sont donc un concentré d’une vie d’expériences sensibles et affectives.

Joan Mitchell fut l’une des rares femmes de l’expressionnisme abstrait américain de l’après-guerre. Arrivée à New-York à la fin des années 40, elle se plonge dans l’effervescence de la vie artistique et participe avec Pollock, De Kooning et Franz Kline à l’écriture d’une page fondatrice de l’histoire de l’art américain. Dans ce milieu d’homme, Joan Mitchell s’impose par son talent et sa personnalité sans compromis, elle est l’une des rares figures féminines de l’exposition du Ninth Street Show en 1951, l’évènement artistique d’après-guerre.

En 1959, Joan Mitchell décide de s’installer en France pour vivre une histoire d’amour passionnée et tumultueuse avec le peintre québécois Jean-Paul Riopelle. Elle rejoint aussi sa patrie de cœur, celle des peintres qu’elle admire depuis l’enfance : Cézanne, Van Gogh, Claude Monet… Installée à Vétheuil sur les bords de la Seine, près de l’ancienne maison de Monet, Joan Mitchell développe jusqu’à la fin de sa vie une œuvre unique à la croisée entre abstraction et impressionnisme, entre la France et les Etats-Unis.

A partir d’archives inédites, ce documentaire part à la découverte de l’œuvre, lumineuse et traversée de surgissements de couleurs, et lève le voile sur une femme qui masquait sa fragilité derrière un masque de dureté. Son ami l’écrivain Paul Auster, et son ancienne assistante la compositrice Gisèle Barreau, dévoilent l’intimité de l’artiste et révèlent les secrets de ses créations. Katy Siegel et Sarah Roberts, les commissaires de la plus importante exposition sur Joan Mitchell, nous donnent les clés d’une peinture imprégnée de l’émotion du souvenir, de son amour pour la nature, la poésie et la musique. C’est le premier film sur cette artiste majeure depuis sa mort en 1992.

La presse en parle


À voir aussi

Rien trouvé.